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Le blog Aloys

Philippe Couillaud présente son roman, Léonard ou les odonymes du cancer

29 Novembre 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

Philippe Couillaud présente son roman, Léonard ou les odonymes du cancer

Je suis né en 1948, en France, dans le département de Charente-Maritime. Ma famille se situe dans le milieu artisanal et catholique et tout ce qui va avec !

J’ai pratiquement toujours vécu à Bordeaux. Après quelques expériences dans différents domaines professionnels, j’ai opté pour le travail social en tant qu’éducateur spécialisé.

J’ai toujours éprouvé une forte sensibilité à l’égard de l’écriture, mêlée à deux sentiments contradictoires : attirance et répulsion. Mes tentatives pas très heureuses d’écrits de jeunesse me détournèrent de la littérature considérée comme futile vis-à-vis des sciences humaines. La prise en compte de l’importance de l’écriture dans les rapports que tout travailleur social établit régulièrement, contribua à privilégier l’aspect professionnel aux dépens de l’écriture reine incarnée par la littérature mais toujours secondaire eu égard aux problèmes sociaux.

A travers un travail de lecture et des participations à des ateliers d’écriture, j’ai unifié ces deux aspects de l’écriture que je considérai à tort comme antinomiques.

Un premier livre, « Une pluie grise et fine » a été accepté aux éditions « Pierregord » aujourd’hui disparues. Un deuxième manuscrit, « Léonard ou les odonymes du cancer » vient de sortir chez « Chloé Des Lys ».

Très sensible aux faits historiques et sociaux, j’évoque à travers mes personnages une dramaturgie humaine. J’essaie de travailler mon écriture afin de parvenir à un style, une sorte de texture qui se charge d’habiller la fiction. Aujourd’hui à la retraite, je vis toujours à Bordeaux qui, avec la Garonne, sont des sources d’inspiration bien présentes dans mes deux livres. Un troisième, dont le chantier est bien avancé, se déroule dans un tout autre lieu.

Résumé :

A la fin des années 50, Léonard, jeune étudiant, part en Algérie laissant en métropole son amie Astrid, étudiante également.

Débute une correspondance entre les deux amants qui révèle leurs réflexions et leurs questionnements autour de la vie et de la mort, la paix et la guerre. Les lettres, au fil du temps, témoignent également de l’évolution de leurs sentiments.

Dans cette correspondance, s’insère un texte en italique. C’est en quelque sorte le monologue d’un troisième personnage évoluant dans le présent et qui s’avère être porteur d’une lourde filiation.

Ce roman conjugue les grands faits historiques et la petite histoire de chacun qui s’y trouve mêlée, intriquée. Chacun à leur manière, les personnages tentent de vivre avec leurs sentiments et leurs idées, leurs désirs et leurs peurs qui peuvent se heurter à des obstacles tenant à la fois du destin et du hasard.

Se posent alors à chacun la question de la liberté et le rôle du rêve.

Extrait

Quand serrent les cuisses sur le sexe de ferveur affolé et que la langueur du désir étreint les membres tétanisés, nul ne sait si cela peut s’arrêter. Aujourd’hui, les marches de l’escalier ajoutent une pesanteur inconnue. Habituée à les monter le plaisir rivé au corps, Astrid ressent une oppression distincte de l’effort physique. Sur le palier, elle atteint une des trois portes contiguës, l’ouvre et pénètre dans la chambre. Un jeune homme ébouriffé de sommeil se dresse sur le lit en désordre. Ils se regardent. Ce qu’ils ont à se dire impose un temps de silence. Leurs corps meublent l’espace vacant d’étreintes généreuses. Les esprits aux aguets reprennent vite les choses en mains. Les bras se desserrent ; les bouches se décollent ; les mains se retirent. Le jeune homme se vêt d’une robe de chambre. Astrid réajuste son tailleur. Tous deux affrontent le langage.

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Edmée De Xhavée 29/11/2015 09:03

J'aime souvent assez quand un roman est construit sur un fond historique, ça lui donne un air de réalité que l'on peut reconnaître...

Philippe Couillaud 02/12/2015 10:32

Je pense que l'histoire individuelle se mêle parfois avec bonheur, plus souvent, hélas avec malheur aux soubresauts de l'Histoire. Je ne sais pas si je parviens à rendre par le biais de mon écriture cette tension qui fait de nous tantôt des héros, tantôt des victimes. C'est le fil que je déroule dans chacun de mes livres...
Merci pour votre commentaire...