Jacques Degeye sur le site ArdenneWeb

Publié le par christine brunet /aloys

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Jacques Degeye (II)
Son œuvre

Ce deuxième article va nous permettre de découvrir la raison d’être de l’écriture de cet auteur atypique et hors du commun qu’est Jacques Degeye.
Se faire éditer est un parcours du combattant. Pour y arriver, il faut pour le candidat beaucoup persévérer et investir psychologiquement et financièrement. Jacques estime que sans contact avec le lecteur, écrire n’a pas de sens. Son souhait est de laisser, par ce biais, de belles traces sur terre et qui pourront être suivies par d’autres. Bien que la terre explosera un jour, dit-il, il veut exercer une influence dans les idées, par la forme, le beau et l’esthétique, tout comme un architecte laisse de beaux bâtiments à la postérité.
Bien évidemment, il y a aussi la fierté, un ego à satisfaire au travers de l’édition, sans que cela soit, pour lui, une thérapie. Esprit et corps sont mêlés à travers les humeurs et sentiments, c’est ce qui transparaît des créations de l’auteur. L’écriture c’est un sport dur et solitaire, il y a le stress de la page blanche, l’hésitation dans la forme et l’angoisse d’arriver à la fin. C’est un peu comme rouler à vélo. Souvent au cours de l’entretien Jacques fait référence à la rigueur. Quand on a un objectif, il faut, sans ambition, le bien faire et aller jusqu’au bout. Il ajoute qu’il espère que ses poèmes sont rigoureux dans la forme, le beau, le rythme et la musicalité et qu’ils apportent des idées.
Jacques Degeye déclare que l’homme n’est pas fait pour vivre seul, il doit être en relation, tout comme la religion relie les hommes, à condition toutefois de ne pas tomber dans l’excès que produit le sacré c’est-à-dire la violence. Ce qui l’horripile le plus c’est l’utilisation de l’expression « Que du bonheur ! » car pour lui le bonheur est quelque peu utopiste. Il existe des satisfactions, des jouissances, mais pas de vrai bonheur durable. Degeye reste méfiant, il nous dit avoir peur des autres. Contrairement aux idées de relations qu’il prône, il ne se livre pas d’emblée. C’est peut-être dans l’écriture qu’il trouve une compensation.
À suivre…
Jean-Claude Blaise

Si cet article vous donne envie de lire Jacques Degeye, vous pouvez vous procurer ses livres soit auprès de son éditeur, CHLOE DES LYS (rue de Maulde, 26 à 7534-BARRY - chloe.deslys@scarlet.be son site internet est www.editionschloedeslys.be ) soit en prenant contact avec l'auteur : jacques_degeye@yahoo.fr, qui pourra vous les fournir ou vous préciser les libraires disposant de ses ouvrages.

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Pâques 02/11/2015 20:10

Très intéressant, un auteur que j'ai eu le plaisir de rencontrer lors du salon de Vresse sur Semois :-)

Jean-Louis Gillessen 02/11/2015 01:07

Très intéressant cette communication dans l'approche de l'autre, en particulier du lecteur. Pas de bonheur continu, non, il ne peut être linéaire, pas plus que la relation la relation ni le dialogue : il existe d'innombrables débuts, suivis de fins, puis , à chaque fois, un recommencement, un nouveau, début, puis une nouvelle fin, et ainsi de suite. La vie est telle, jamais linéaire, là est l'utopie de penser le contraire ... et heureusement !