Christine Brunet a lu "Au coeur des Camélias" d'Anne-Marie Jarret-Musso

Publié le par christine brunet /aloys

Christine Brunet a lu "Au coeur des Camélias" d'Anne-Marie Jarret-Musso

J’ai lu « Au cœur des Camélias » d’Anne-Marie Jarret-Musso

Voilà un livre que je voulais lire depuis longtemps, en fait depuis que j’ai interviewé Anne-Marie pour Actu-TV. Ou même avant peut-être, à la lecture de son premier recueil « le bonheur est dans le conte » qui m’avait emballé par la spontanéité de l’écriture, sa fraîcheur et l’univers proposé.

En fait, je ne savais pas Anne-Marie originaire de Marseille (ville qu’elle n’habite plus)… et je ne l’ai compris vraiment qu’au moment où elle m’a dit bonjour… Quel accent ! un voyage à chaque phrase !

Et voilà qu’elle me parle de son dernier bouquin, et me tend l’exemplaire test… un tout petit opus de 61 pages et un titre mystérieux avec un « surtitre » qui me parle soudain « Souvenirs d’une fille des quartiers nord de Marseille ».

Les quartiers nord… Un coin à éviter aujourd’hui… mais avant ???

Marseille, je vous l’ai dit, je connais, j’ai passé toutes mes vacances à Endoume. Je ne sais pas vraiment ce que je vais trouver entre ces pages… Elle me l’a dit, m’a décrit sa démarche mais Marseille, c’est de l’affectif, du souvenir, c’est mon enfance…

J’ouvre le livre, en attente de quelque chose mais de quoi ?

Un prologue… Et dire que je déteste les prologues ! D’ailleurs, je les zappe… Je vais pour sauter le recto-verso lorsque mon regard accroche une phrase au bas de la première page : « Selon moi, nos souvenirs sont comme des bulles de savon qui naissent d’un souffle dans un bubulateur ». Je poursuis, intriguée, amusée, soudain prête à remonter le temps…

Marseille je connais, je vous l’ai dit ; les quartiers nord, je connais beaucoup moins. Mais je me laisse porter par une écriture imagée, chantante, qui fleure bon ma Provence. J’oublie quelques minutes les phrases de l’auteur pour retourner à mes souvenirs : j’entends à nouveau des mots un peu oubliés, des expressions perdues, je compare, je m’attarde, je voyage aux côtés de Mary, élève rêveuse. Je croise Gédéon, j’écoute les bazarettes sur le trottoir, je revis les heures si gourmandes du réveillon de Noël (que je m’efforce de faire revivre chaque année), je m’arrête pour écouter Nine et Marius…

Alors, mon avis ? Voilà un voyage dans le temps qui vous entraînera bien plus loin que vous pourriez l’imaginer, au cœur même de vos souvenirs, de votre enfance… Au gré des mots, tendez l’oreille, humez-les… Vous sentez le soleil jouer sur votre peau ? Vous entendez les accents chantants des voisins ? Vous sentez la friture ? L’odeur âcre des sardines grillées ou doucereuse des chichis frégis ?

Laissez-vous porter et rêvez… au passé !

Christine Brunet

http://www.christine-brunet.com

Publié dans Fiche de lecture

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Commenter cet article

Cathy 04/12/2015 01:32

Ma grand mere a habitée le vieux chateau de la cité St Louis avenue des camelias, et mon père y est né. J'étais jeune, mais je m'en souviens très bien. D'ailleurs, le nom de l'écrivain MUSSO, me parle, ma mémée m'emmenait chez une dame qui s'appelait comme ça. Malheureusement, le vieux chateau n'existe plus, j'y suis retournée il y a quelques années. Je vais acheter ce livre.

M-Noëlle FARGIER 17/12/2014 06:02

Une harmonie de senteurs par les mots d'Anne-Marie et de Christine...

Philippe D 16/12/2014 20:56

Ça y est! Mon esprit s'est envolé dans la cité phocéenne.

Pâques 16/12/2014 19:40

Je suis tentée, car le petit côté dépaysant m'intrigue, comment cella se passe ailleurs ?
Un sujet qui me plait toujours.

Edmée De Xhavée 16/12/2014 09:01

Je connais aussi un peu Marseille pour avoir vécu à Aix, mais n'ai aucune idée de ce que pouvait être une jeunesse marseillaise au quotidien!

Carine-Laure Desguin 16/12/2014 08:52

J'ai passé quelques jours à Marseille. Un très beau souvenir pour moi. Bonne idée de redonner la parole aux quartiers du Marseille d'hier.