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Le blog Aloys

J. P. Volpi nous propose en deux parties la version longue de "666 et point final", une nouvelle extraite de "Contes épouvantables & fables fantastiques"

4 Octobre 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Nouvelle

J. P. Volpi nous propose en deux parties la version longue de "666 et point final", une nouvelle extraite de "Contes épouvantables & fables fantastiques"

Les derniers gardiens de la foi, les anges – et même les tout-puissants archanges Gabriel et Raphaël –, étaient tombés comme des mouches. Les humains ne les invoquant plus, ils ne pouvaient plus être les immortels qu’ils avaient toujours été. Ces immortels magnifiques… Leurs plumes avaient perdu leur éclat, et leurs pouvoirs phénoménaux avaient disparu. Avant de mourir, fauchés par leur frère rebelle, ils n’étaient plus que des hommes au milieu d’autres hommes. Ils furent écrasés comme de vulgaires insectes.

Seul Michel résistait encore…

– Je t’empêcherai d’installer l’enfer sur Terre, mon frère, gronda-t-il.

– Tu crois cela, mon frère ? se moqua Lucifer. Comme tu es naïf… Que crois-tu faire, à présent, contre moi ? Regarde ! Regarde autour de toi ! Gabriel, Raphaël, Mettatron… Tous les autres. Ils sont morts, Michel… Morts ! Alors, que crois-tu faire ? Je vais te tuer, toi aussi. Mais peut-être voudrais-tu te ranger à mes côtés ? Je pourrais consentir à t’épargner… te considérer, à nouveau, comme mon frère.

– Tu es fou, Lucifer ! Tu es peut-être très puissant, pour avoir réussi à terrasser Mettatron en personne… mais je le suis davantage. Apprête-toi à retourner d’où tu viens, mon frère. Tu ne te lèveras pas…

L’archange Michel déploya ses ailes blanches et une épée à la lame faite de flammes apparut dans sa main. Il prit son envol, puis fonça sur son frère. L’arme transperça Lucifer de part en part, mais ce dernier se mit à rire. Michel recula et regarda son frère éteindre le feu… et guérir de sa blessure.

– Du feu ? Sérieusement ? le provoqua-t-il. Du feu contre moi, Michel ? Je m’attendais à beaucoup mieux, je te l’avoue.

– Ne crie pas victoire trop vite…

L’archange sembla entrer en transe. Une aura étincelante commença à se former autour de lui. De son corps monta un rayon de lumière et cette énergie spectaculaire fut projetée sur son adversaire en jaillissant de ses mains. Touché de plein fouet, Lucifer mit un genou à terre, mais il se redressa bien vite pour attaquer de la même manière, libérant, lui, les flammes de l’enfer.

Lucifer était prisonnier d’un halo de lumière, et Michel d’un halo de feu. Leur énergie propre gagnait en puissance au fur et à mesure qu’ils se rapprochaient lourdement l’un de l’autre. Leur rage était concentrée, et la puissance contenue dans les rayons qu’ils projetaient commençait à faire se fusionner leur don spécifique, formant une boule d’énergie pure et de flammes à mi-chemin entre les deux frères. Une explosion semblait sur le point de se produire.

Mais, gorgé d’âmes, Lucifer se montra le plus fort, et Michel ne put résister plus longtemps. Il fut balayé sur des dizaines de mètres quand la boule de feu atteignit son corps. Lucifer, paisible, alla le retrouver. L’archange gisait à terre, les ailes brûlées et le corps meurtri. Il ne ferma pas les yeux quand son frère fit apparaître un trident dans sa main droite, ni quand il le lui planta dans le cœur.

– Cette fois, je suis victorieux, Michel, murmura Lucifer. Pourquoi n’as-tu pas accepté ma proposition ? Pauvre fou…

Retirant son arme du thorax du dernier de ses frères encore en vie, Lucifer put ouvrir les portes de sa geôle et regagner la surface.

Enfin !

Il n’avait plus grand chose à faire.

Les humains s’entre-tuaient, ou, pire, s’entre-dévoraient. Carrément. Car la présence réelle du prince des ténèbres sur Terre déclencha une folie autrement plus meurtrière que par le passé… Ils n’étaient pas des « morts-vivants » tels qu’ils apparaissent dans les films, mais c’était tout comme. Quant aux derniers rescapés à peu près saints d’esprit qui refusèrent de lui céder leur âme – on les reconnaissait à leurs iris restés normaux –, il les fit se consumer, ou exploser, en claquant des doigts.

Son long périple s’acheva au Vatican… Il se réserva Sa Sainteté le pape François pour la fin. Remuant ses doigts tel un marionnettiste fou, il fit se disloquer le corps du chef de l’Église catholique, le maintenant en suspension tout près de l’obélisque de Caligula, au beau milieu de la place Saint-Pierre, ceinte d’une colonnade, sous le regard pétrifié des statues nombreuses imaginées par Le Bernin. Après quoi, et ce spectacle lui procura un plaisir incommensurable, il fit sortir, très lentement – prenant soin de maintenir le vieil homme en vie –, son squelette de son enveloppe charnelle. Son agonie fut des plus longues, et abominable.

– Tu n’aurais pas dû Le servir.

Quand il se trouva, un moment plus tard, dans l’abside élégante et luxueuse de la basilique Saint-Pierre, une petite voix s’éleva de derrière l’autel et défia l’étoile du matin avec bravoure.

– Je n’ai pas peur de vous, marmonna la jeune fille.

– Vraiment ? Est-il donc quelqu’un encore en vie ici ? se gaussa Lucifer, savourant déjà un nouvel homicide imminent.

Il contourna l’autel à pas feutrés, puis, avec un faux air de compassion, considéra l’imprudente. L’enfant, les jambes chancelantes, exécuta le signe de la Croix. L’ange déchu fit mine d’être terrorisé. Il ébaucha ensuite un sourire en coin accompagné d’un sinistre : « Ha ! Ha ! Ha ! » à peine audible. Guttural.

– Crois-tu… que Dieu existe ? demanda-t-il tout à coup à la jeune mortelle. Crois-tu… qu’il va venir te sauver ? Quoi ? Tu vas chialer ?

La jeune fille, les yeux embués de larmes, baissa la tête et se mit à prier.

– Misérables insectes… enchaîna-t-il, dédaigneux. Vous me faites tous rire à m’accuser de tous les maux, alors que c’est VOUS, les véritables démons, sur cette Terre ! Vous ne méritiez pas d’être Ses favoris… Vous ne méritiez pas la protection de mes frères ! Vous ne méritiez…

Lucifer s’interrompit brusquement. Il était tout haletant et ses narines se dilataient… Il retrouva néanmoins son self-control et assena sa sentence d’une voix étrangement calme.

– En fait, vous ne méritiez rien du tout, sinon de brûler dans les flammes… Tu n’étais pas née, toi, mais, il y a déjà vingt ans, toute cette barbarie, c’était moi. En vérité, adorable petite conne, je vous empoisonne depuis des décennies. Des siècles ! Je vous murmure, vous isole, vous manipule… J’ai toujours été le mal dans vos yeux. Vous êtes si faibles… si belliqueux… si intolérants… Une chiquenaude aura suffi ! Tu peux t’accrocher à ton bon Dieu tant que tu veux, ma fille… Il t’a abandonnée. Il vous a TOUS abandonnés ! Mais comme je suis d’humeur très généreuse, je vais te laisser le choix. Donne-moi ton âme et tu n’auras pas à souffrir lorsque je libérerai les déchus. Deviens ma Lilith. Qu’en penses-tu ? Tu auras l’honneur d’être à mes pieds et de me vénérer pour l’éternité.

– Jamais, démon ! Je préfère mourir ! Comme les autres !

– Alors meurs, stupide singe…

La jeune fille s’enfuit pour se cacher derrière l’orgue remarquable, sous le regard amusé de Lucifer qui referma sa main prestement, comme s’il essayait d’attraper une mouche qui l’enquiquinait depuis trop longtemps. Un bruit d’os brisé déchira le silence de la basilique. La nuque de la malheureuse enfant s’était rompue. Elle s’écroula, les yeux écarquillés et tout injectés de sang. Elle serrait son chapelet dans une main…

– Y a-t-il quelqu’un d’autre ? tonna Lucifer. Non ? Ah ! Suis-je bête… J’ai déjà tué tout le monde, c’est vrai.

– Tout le monde, Lucifer, murmura une voix grave dans son dos. Tout le monde mais pas Moi.

– Qui diable se permet !?! se récria le prince des ténèbres tout en faisant volte-face. Qui… (Abasourdi, il se figea net.)

– Qui ? Mais Moi, répondit le Tout-Puissant.

L’ange déchu recula, pas vraiment effrayé mais… un peu inquiet quand même.

– Tu te manifestes enfin… Maintenant que les hommes sont morts… Mais quel père admirable Tu fais ! Tu m’as laissé détruire toute vie sur Terre – pourquoi ne pas les avoir sauvés ? Pourquoi !?! vociféra-t-il soudain. Bah ! Cela n’a plus d’importance, de toute manière… J’ai gagné. J’ai enfin gagné…

– Et tu as gagné quoi, Mon fils, au juste ? Un Royaume de solitude ? C’était « ça », ton vœu le plus cher ?

– La ferme… Je ne te conseille pas de me provoquer, vieil homme. N’as-Tu pas vu ce qui est arrivé à Michel ?

Mais le Seigneur poursuivit :

– Les hommes, Je ne pouvais plus les sauver. Pas après que tu les aies ramenés à leurs instincts les plus vils… Mais même sans toi, en vérité, ils eussent fini par faire exploser la planète un jour, tant ils étaient belliqueux et intolérants, misanthropes, misogynes, homophobes, racistes… Tu as raison sur un point, Mon fils : une simple chiquenaude aura suffi…

– Mais je devais plier, moi, devant ces barbares… Ces cancrelats !

– Je te l’accorde, Lucifer, J’ai quelque peu surestimé Ma création…

– Tu l’admets !?! Mais Tu m’as abandonné, Père… De tous Tes fils, j’eusse dû être Ton préféré ! Mais il n’y en avait que pour Michel !

– Tu te trompes, répondit Dieu.

– Tu as raison… Car même ces insectes Tu les préférais à moi ! Mais je les ai tous écrasés sous mon talon !

– Je ne vais pas Me justifier une seconde fois à ce sujet, Lucifer. Je te l’ai dit, J’ai surestimé Mon œuvre. Je n’avais plus que ça à faire, dans ces conditions, te laisser détruire les fils d’Adam et Ève par les flammes, comme un jour J’ai Moi-même provoqué le Déluge, noyant toute vie sous les vagues. Et te voilà seul, Mon fils…

– Qu’est-ce que je suis censé comprendre, vieux bouc ? s’enquit, inquiet, le tout dernier des anges.

– Tu étais tellement beau, Lucifer ! Quel gâchis… Tu étais vraiment le plus beau de tous. Plus beau que Michel. Plus beau que Gabriel. Plus beau que Raphaël. Les hommes, vois-tu, étaient Ma boîte de Pandore. Ma boîte de Pandore tout spécialement pour toi…

– Cela n’a aucun sens ! cracha le rebelle infatué.

– Non ? Mais quand tu t’es révolté, toi et d’autres… J’ai compris que ta haine faramineuse pour le genre humain Me servirait un jour…

– Tu prétends m’avoir piégé ? Je n’en crois rien !

– Je ne t’ai pas piégé, Lucifer. Tu as fait cela… Tout seul.

– Je vais te briser !!!

Lucifer s’apprêta à frapper mais le Tout-Puissant leva la main et l’immobilisa.

– Mon fils, Je vais devoir te punir, J’en ai peur… Depuis bien trop longtemps, tu te conduis mal. Et pour quoi ? La jalousie ? L’orgueil ? Ne pouvais-tu pas demeurer le plus beau des anges ? Et, ainsi, régner à Mes côtés sur la Terre comme au ciel. Ne le pouvais-tu réellement pas ?

– Je t’emmerde, maugréa Lucifer. Et Tu peux te la carrer bien profond… Ta putain de condescendance !

– Lucifer, Mon fils… Tu les haïssais peut-être de toute ton âme, mais tu t’exprimes pourtant comme ils le faisaient… Tu es pareil.

– Va te faire mettre, marmotta le fils en colère.

– Je n’ai que faire de ta bordée d’injures… Réponds, maintenant : la solitude du mal, Lucifer, est-elle la même solitude que celle du bien ?

– Qu’est-ce que ça veut dire !?! Qu’est-ce que je suis supposé comprendre !?! Toi, réponds !

– Je te laisse la Terre… Ton Royaume pour quelques jours encore. Un Royaume sans aucun sujet pour t’aimer.

Dieu fit mine de réfléchir. Il soupira, accentuant un peu plus le courroux du prince des ténèbres, qui était toujours dans l’incapacité de faire un mouvement.

– Et sais-tu ce que deviennent les anges ? Puisque, quoi qu’il en soit, tu restes un ange, Mon enfant. Sais-tu ce qu’ils deviennent, lorsque plus personne ne croit en eux ? Eh bien, ils perdent leurs pouvoirs… Ensuite… ils disparaissent.

Lucifer blêmit, murmurant :

– Non, c’est impossible… Impossible !

– Une omission dans tes plans ? Adieu, Mon fils. Profite bien de tes toutes dernières heures dans ton merveilleux Royaume… Tu étais tellement beau, Lucifer ! Quel gâchis… répéta-t-il.

Et le Tout-Puissant s’effaça comme un voile de brume, laissant l’orgueilleux ange déchu face à face avec sa plus cuisante défaite. « C’est impossible… C’est impossible… » répétait-il inlassablement, ne pouvant accepter la capitulation. « J’ai obtenu ma vengeance et cette vengeance s’est retournée contre moi. Quelle ironie ! »

À l’entrée de la basilique, Lucifer regarda la place Saint-Pierre jonchée de cadavres pestilentiels.

Partout sur la planète, le même spectacle horrifique s’étendait à l’infini. De l’Ancien au Nouveau Continent, dans chaque pays, dans chaque ville et dans chaque bourgade. Partout jusqu’au fin fond du trou du cul du monde. Et les cieux hésitaient entre le cramoisi et le gris.

Lucifer se retrouvait seul, et il se sentait affreusement seul, finalement. Les êtres humains étaient tous morts, ses frères les anges et les puissants archanges étaient tous morts, et il allait mourir lui aussi. Il s’étonna quand un peu de liquide salé se mit à couler sur ses joues. Il recueillit les larmes sur le bout de ses doigts et les porta à ses lèvres.

– C’est donc ça… dit-il à mi-voix.

Six jours plus tard très précisément, privé de ses forces à la fois angéliques et démoniaques, privé de ses pouvoirs surnaturels somme toute incroyables, celui qui, à l’origine, avait été le plus beau des anges dans le ciel se ratatina, pareil à une plante en train de pourrir.

Ainsi, il retourna à la poussière.

L’humanité avait disparu. Et le mal avait disparu…

Allant et venant de nuages en nuages, le bon Dieu hésita longuement. Très longuement… Allait-il tout refaire ? Ou, plutôt, allait-il tout détruire ? Allait-il, au risque de créer un nouveau prince des ténèbres, redonner vie aux anges ? Allait-il, au risque de créer d’autres Pizarro, d’autres Hitler, Bokassa ou Kadhafi, redonner vie aux hommes ? Laquelle de ces options choisir ? La création… ou la destruction ? La destruction… ou la création ? Quel choix cornélien…

Il claqua finalement des doigts, et l’univers tout entier implosa, l’emportant, Lui aussi, le Tout-Puissant, dans le vide absolu. Dans le silence. Le merveilleux silence des choses qui n’existent pas.

La paix, enfin.

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J. P. Volpi nous propose en deux parties la version longue de "666 et point final", une nouvelle extraite de "Contes épouvantables & fables fantastiques"

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J. P. VOLPI 09/10/2014 10:35

Vos commentaires sont tout simplement magnifiques. Merci infiniment pour vos retours si chaleureux...

Nicole De Bodt 08/10/2014 10:25

Quelle nouvelle ! Je vous découvre et je suis complètement emballée. Que de vérités, que d'analyses, que d'espoirs mais aussi de désespoirs, c'est ce que nous vivons ! Cette nouvelle touche notre société en général mais aussi l'"homme" en particulier. Combien d'entre nous ne partent-ils pas avec toutes les chances au départ et qui par orgueil, vanité veulent dominer les autres, le monde au mépris du respect et de la paix. Ceux-là même qui durant des années arrivent à voler vers leur "lumière" puissants et victorieux et qui, lorsqu'ils s'en rapprochent finissent par se griller les ailes. S'en suit alors une chute vertigineuse, faite de rejets, de remords et de solitude. C'est ce que j'appelle volontiers "La Justice de la Vie", celle de notre créateur, c'est lui le seul juge. Merci, j'ai vraiment apprécié. Nicole

Pâques 05/10/2014 18:44

La paix, enfin ...
Palpitant avec un petit grain de folie qui me plaît beaucoup !

Rolande Quivron 05/10/2014 15:40

Hallucinant, palpitant, et très d'actualité .... une page d'anthologie.
Félicitations et, vraiment, du fond du fond du cœur ...
Reste le silence des vastes cathédrales.
Les murmures du silence seraient-ils nos seules certitudes ?
Silence ponctué par les tics tacs du temps qui passe .... inexorablement.
Avec l'espoir quand même que nous n'en arriverons pas à ces extrémités.
Vite à l'Eglise .... pour prier à la victoire de l'Archange Michel et de tous les Saints.

Didier 05/10/2014 10:51

Superbe ! Et tellement vrai...

J. P. VOLPI 05/10/2014 10:19

Je vous remercie infiniment pour vos commentaires d'hier et d'aujourd'hui. Merci à Christine d'avoir publié la version longue de cette nouvelle sur Aloys ; version longue, car la version originale figure au sein des pages de la revue numéro 3 des Petits papiers de Chloé, suite à un concours anonyme. Ce fut la naissance, d'ailleurs, de Contes épouvantables & Fables fantastiques... Merci encore et un excellent dimanche à toutes et tous. (Edmée, le Lucifer dont tu parles, je ne l'ai vu qu'en photo, mais c'est vrai qu'il est magnifique. Après tout, il est censé être le plus beau des anges !)

Christine Brunet 05/10/2014 09:47

Et bien ! Je connaissais cette nouvelle mais je la redécouvre avec un vrai plaisir !

Edmée De Xhavée 05/10/2014 08:31

Je m'en doutais bien, va, que tu nous laisserais sans espoir, vilain narrateur que tu es.. Mais tu as du talent... les scènes de violence sont très bien rendues (le Pape, même lui... et la pauvre petite fille... ) et naturellement ta fin est plus logique qu'un happy ending! Il y a un superbe Lucfer de marbre au pied de la chaire de vérité de la cathédrale St Paul à Liège, j'ai pensé à lui...

M-Noëlle FARGIER 05/10/2014 06:40

J'aurais espéré "l'arrivée" d'une petite arche 'même modernisée", tant pis :( La fin était fatale, car elle était le choix des deux "protagonistes".
Texte vraiment prenant, presque "ensorcelant" si j'ose dire :)

Carine-Laure Desguin 05/10/2014 05:49

Nous sommes dimanche, je file à la messe, vite, vite, une bénédiction. Et si tout cela était vrai? Si nous n'existions plus, là, en ce moment, et que ns ne le savions pas?

Jean-Louis Gillessen 05/10/2014 01:40

L'enfer au sein des anges ! Palpitant ! Et d'actualité ... jusqu'au nom du pape François !