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Le blog Aloys

Le corisier, un texte déjanté signé... Nemo !

28 Juin 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Textes

Le corisier, un texte déjanté signé... Nemo !

L’histoire du corisier

C’est l’histoire d’un mec tout à fait quelconque, qui entre dans un magasin pour acheter un corisier à ailettes. Pas un cher, avec recouvrement cuir et liseré doré, non… un corisier tout ce qu’il y a de plus simple, avec le truc autour et les machins pour le faire fonctionner. Point.

Il va jusqu’au comptoir et voit un autre mec tout de noir vêtu avec une gueule jusque par terre et une cravate en soie de la même couleur… Pas de la même couleur que la gueule bien sur… de la même couleur que le costume. Donc noir. Et quand je dis qu’il a une gueule jusque par terre… c’est une image. Le gars n’est pas en poirier derrière le comptoir avec la gueule en bas. Non. Il se tient debout … normal, quoi ! Sauf qu’il est en noir et se fait chier.

J’en connais qui racontent la même histoire avec un mec habillé en bleu marine. Et c’est vrai que c’est plus simple. Car ça évite la confusion de ceux qui s’imaginent que le mec en noir a une gueule jusque par terre parce qu’il est en deuil, alors que non… pas du tout… il avait pris une cravate comme ça, le matin, sans faire attention.

De toute façon, ça n’a aucune espèce d’importance, dans la mesure où il aurait pu être déguisé en clown ou en Louis XIV, que cela ne changerait strictement rien à l’histoire.

Bon, je résume. Le mec (celui qui vient d’entrer) va jusqu’au comptoir et demande à l’autre (celui qui se fait chier) :

- Bonjour… j’aimerais acheter un corisier à ailettes.

Jusque-là, je crois que tout le monde a compris.

- C’est vague… lui rétorque le gars (du verbe « rétorquer ») … répondre… pour les non littéraires. Bon, je continue.

- C’est vague… lui répond le gars, (Il ne l’a pas répété une deuxième fois, c’est moi qui répète sa réponse, pour reprendre le fil de l’histoire). Quel genre de corisier voulez-vous ? Sur-pied, sur caisson, sur roulettes ? Il y a en a beaucoup !

- Le moins cher… reprend le premier (celui qui vient d’entrer). C’est pour la fête des mères.

- Dans ce cas, je vous conseille le modèle familial. Vous le posez n’importe où, vous tourner sur le petit bazar et hop il se met en marche. En plus, il consomme trois fois rien.

- Ca c’est ennuyeux, ajoute le premier (celui qui vient d’entrer). Celui qu’elle a actuellement ne consomme rien du tout. Ça fait quand même trois fois moins !

- Sans doute, répond le mec en noir. Mais le nouveau modèle, dont je vous parle, fait le double du travail.

- Mais Monsieur… pourquoi ma mère devrait-elle coriser deux fois ! Une fois suffit. C’est déjà bien fatiguant comme ça ! Surtout à son âge !

- Dans ce cas, je vous conseille le modèle standard. Il consomme moitié moins.

- Moitié moins que trois fois rien, ça fait encore une fois et demie ! Vous n’auriez pas un modèle qui consomme deux fois rien et fasse deux fois plus, ça ferait le compte ?

- Si. Le modèle intermédiaire. En plus il est garanti deux ans.

- Ah bon ? Ça a l’air pas mal… et que couvre cette garantie ?

- La possibilité, si vous rencontrez un pépin, de pouvoir racheter un modèle identique, au prix tarifaire.

- Vous ne remplacez pas le corisier défectueux par un autre ?

- Ce n’est pas le genre de la maison, Monsieur. Nous ne remplaçons que des articles neufs !

- Je vois… Ha ! Mais je vois aussi qu’il n’est indiqué aucun prix sur votre tarif ?

- C’est normal, chez nous le service est personnalisé, nous travaillons à la tête du client.

- C'est-à-dire…

- Si vous avez une bonne tête, c’est plus cher… car vous devenez du même coup un cher client !

- Logique ! Et si je vous la joue en mode merdeux ?

- Gratuit… mais permettez-moi de vous poser une petite question. Pourquoi ne pas acheter un burluton plutôt qu’un corisier ? C’est quand même plus pratique non ?

- Un burluton ? Tiens ! je n’y avais pas pensé… vous croyez que ma mère aimera ?

- Sûrement. D’autant plus qu’il n’y a pas de mode d’emploi, vu qu’il ne sert à rien.

- D’accord, va pour le Burluton !

- Je vous en mets une douzaine ?

- Ca fait beaucoup non ?

- Sans doute, mais par douze y’a une promo…

- Chouette ! Et c’est ?

- Un corisier gratuit.

Nemo... alias... alias ?

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Bob 01/07/2014 10:27

ben c'est signé non ? C'est NEMO...

Jean-Louis Gillessen 30/06/2014 01:18

De fait, oui, j'ai directement pensé au style de Raymond Devos. C'est Bob ?

Pâques 29/06/2014 19:39

J'adore !
Corisez-moi si je me trompe ... Bob ?

Martine Dillies-Snaet 29/06/2014 14:27

J'adooooooooooooooooooooooore! Je me suis marrée en diable!

Edmée De Xhavée 29/06/2014 14:08

Franchement, Nemo... ce texte n'est mo-rdant que parce qu'il donne des idées à Louis... Je pense que si seulement les 10 pauvres négresses eussent possédé un corisier même de seconde main, elles n'eussent pas connu la fin horrible qui fut la leur... On vous a reconnu, Némo Pucène :)

Louis 29/06/2014 13:24

Moi aussi, j'ai une petite idée... Même une grande !

Alexandra Coenraets 29/06/2014 12:20

J'adore !

Bob 29/06/2014 11:13

Ca ressemble un peu à un copier/coller de Raymond Devos, en plus vulgaire... j'ai bien une petite idée... toute petite...

Christine 29/06/2014 07:37

Texte reçu sans nom d'expéditeur.. à part ce curieux pseudo.
Au fait, qui n'a pas rêvé un jour de posséder un corisier à bretelles????? Levez le doigt!

Carine-Laure Desguin 29/06/2014 05:50

Un texte déjanté en effet. Qui est Nemo? Personne bien sûr mais qui est personne? Redonnez-moi du personne. Allô allô, y'a quelqu'un chez personne?