Carine-Laure Desguin sous le feu des questions de Polichinelle

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Si ma mémoire ne me trahit pas; les "drôles de dames" étaient trois... il en manque donc une ! Après Anne-Sophie Malice et Edmée de Xhavée, voici donc la troisième chroniqueuse d'Actu-Tv; Carine-Laure Desguin !


1) Chroniqueuse sur Actu-Tv, pourquoi ?
- Je glandouillais toute la sainte journée sur le Net et, très tard un soir de java à l'eau de rose, j'ai bousculé une petite chose avec une mine taillée comme un crayon, c'était Bob Boutique. Il m'a demandé si j'aimais schtroumpfer du virtuel vers le réel, que ça me changerait de mes étroites étiquettes une ou deux fois par mois et que de toute façon, une bonne transfusion de culture XYZ, ça ne pouvait qu'embaumer mes rêveries et grandir mon dictionnaire. Comme il n'y avait aucun contrat à lécher, j'ai tourbillonné de joie.


 

2) Ton meilleur souvenir, ta pire galère ?
- Ben justement tiens, y'a quelques jours d'ici, excursion dans les bois. De vrais bois tu sais, avec de la mousse sur les écorces en guise de boussole. Une escalade sur des feuilles humides et pourries, bref, Kho-Lanta mais en plus hard, tu vois l'genre ? En équilibre instable sur des talonnettes et en guise de sac à dos, la caméra de Bob, du grand art, monsieur, du grand art. Mais j'ai juré en crachant entre deux ornières de la boucler et de ne plus rien gribouiller à ce sujet, zappons donc le truc. C'est compris ça, Carine-Laure, hein ?
Un bon souvenir ? Absolument tous les reportages. Quand je serai bien jeune dans une trentaine d'années, j'aurai de quoi gamberger au lieu de chercher après ma prothèse dentaire dans je ne vous dirai pas quoi.


3) Quel reportage rêves-tu de faire ?
- Chaque reportage est une aventure et j'ai aimé tous les interviewés depuis André Guyaux, ce prof qui enseigne la littérature du 19ème à la Sorbonne, jusqu'à Benoit Goffin qui nous a si bien raconté la vie mouvementée de Maurice des Ombiaux. En passant par Olivier Leborgne, le fantôme de Jean-Jacques Rousseau, les ombres des surréalistes à Montbliart, etc.


4) Qui rêves-tu de rencontrer ?
- Pour le moment, j'ai envie de rencontrer Marc Danval, il a très bien connu Robert Goffin, une personnalité tout à fait hors du commun... ça m'intéresse car j'ai parfois de sacrées ondes de jazz qui me traversent la casquette ! Sinon, je pensais au roi Philippe. Mais avec Bob est-ce possible ? Se garer n'importe comment dans la cour du Palais Royal, se perdre dans une chambre alors qu'on cherche les chiottes, oublier sa caméra dans le coffre de la voiture et donc rebelote, il faut faire demi-tour, trouver du réseau dans l'une ou l'autre salle pour téléphoner à Poussin car bien sûr les lunettes sont-elles restées sur la boite à pain, t'es sûre de ça, Poussin ? Alors tu vois, Alain, Philippe ne comprendra rien à tout ça, j'imagine déjà le regard interrogatif...


5) Ton actualité ?
- Oh, ça foisonne dans tous les sens, comme d'hab'. Je m'excite sur les corrections d'un roman

dont je n'ose même plus prononcer le titre mais les meurtres se passent à Maubeuge, ça, c'est OK. Il y a un autre roman dans un tiroir, une espèce de road-movie dans les rues de ce putain de Pays Noir. Et plus concrètement, la diffusion de deux recueils collectifs édités chez Jacques Flament et les revues auxquelles j'aime participer, Aura, Lichen, Les Petits Papiers de Chloé. Je sais que je m'éparpille mais je suis comme ça, un peu "foufouille".
Plus concrètement, la préparation du 6ème Salon du Livre de Charleroi qui aura lieu le dimanche 12 novembre à la Bibliothèque Marguerite Yourcenar de Marchienne-au-Pont. Tiens, une idée de reportage sur les traces de Marguerite Yourcenar dans la région de Charleroi.
Et en février 2018, il y aura la lecture de ma pièce "Le Transfert" par le Box Théâtre de Mons. Là, t'es sensé me demander de quel genre de transfert il s'agit, cher Alain. Ben Le Transfert, c'est l'histoire d'un type qui est hospitalisé et voilà que son dossier se perd dans la corbeille virtuelle de son ordi. Et si tu n'existes plus dans le virtuel, comment veux-tu encore exister dans le réel ? Peut-on prendre la température d'un type qui n'existe plus ? Franchement ?


Je pense qu'en 2018, il se passera pas mal de choses ! 

 

 

Publié dans interview

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Commenter cet article

C.-L. Desguin 27/11/2017 06:48

Oui cher Philippe, le stylo entre les doigts, les neurones en agitation, ça va boumer.

Philippe D 26/11/2017 21:31

Déjà prête pour 2018, notre Carolo préférée !

Pâques 26/11/2017 14:13

Ce serait bien l'interview du roi et de Mathilde !!!

Jean Louis Gillessen 26/11/2017 12:39

Et toujours cette langue drolatique, cet humour bien à elle : Carine-Laure, c'est l'art qui pétille, ... champagne !

Micheline 26/11/2017 09:59

Toujours aussi active, Carine-Laure ! Bravo !

Edmée De Xhavée 26/11/2017 09:12

Oui, la machine à supprimer le temps, elle est montée dedans, je le sais. C'est effrayant d'ailleurs, car en un tour de machine on a parfois fait un tour d'horloge mais elle a fait, elle, le tour de sa liste "à faire" pour la semaine. J'en ai le tournis!

C.-L. Desguin 26/11/2017 08:37

Mon cher Jea-François, je suis une hyperactive qui ne s'est jamais soignée, tu piges. Alors, au lieu de me balancer d'avant en arrière sur une chaise, j'ai voyagé dans les rues des villages et des villes et aussi entre mes neurones, il y a de ces trucs à découvrir...Les journées carolos ont 24 heures, mais c'est moi qui suis hors du temps. Tu as tout compris.

Jean-François Foulon 26/11/2017 01:35

Les journées, à Charleroi, ont-elles 48 H plutôt que 24 ? :))))